Les prévisions immobilières pour 2015

2015_BOULE CRISTALEn ce mois de Décembre, il convient de s’intéresser aux prévisions 2015 en matière immobilière. Quelles sont les tendances qui se dessinent ?

Neuf, ancien, construction de maisons, comment les marchés du logement vont-ils se comporter l’an prochain ? Les ventes vont-elles redémarrer ? Les prix vont-ils chuter ? Les taux d’intérêt vont-ils repartir à la hausse ?

Autant de questions auxquelles il est nécessaire de s’intéresser pour tirer le meilleur parti de la conjoncture et réussir son projet immobilier.

Si en matière immobilière, prédire l’avenir est un jeu difficile, nous pouvons tout de même anticiper quelques tendances qui s’annoncent dès aujourd’hui.

Commençons par nous intéresser à l’immobilier ancien puisqu’il représente la plus grande partie des transactions.

La tendance serait elle celle d’une croissance modérée pour le logement ancien ?

Plus de 725 000 logements anciens ont trouvé preneurs entre Octobre 2013 et Septembre 2014, une progression de 5,4 % par rapport aux douze mois précédents. La question est maintenant de savoir si il s’agit d’une véritable reprise du marché ou d’un simple sursaut ?

Les professionnels de l’immobilier et les notaires s’accordent à limiter cette « reprise » et à la requalifier en croissance très modérée. En effet, il faut quand même rappeler que malgré cette augmentation, le volume actuel de ventes reste inférieur de près de 10 % aux moyennes annuelles observées entre 1999 et 2007. Il en résulte qu’en 2015, les logements qui sont situés sur de belles adresses et qui sont en bon état résisteront, mais que les autres verront certainement encore s’accroître la fragilité de leur prix.

La situation la plus probable pour 2015 est donc celle d’une légère reprise des ventes associée à une timide baisse des prix.

Ensuite, pour ce qui est de l’immobilier neuf, le redémarrage du marché semble difficile. En effet, au troisième trimestre 2014, les ventes de logements neufs ont baissé de 8,1 % par rapport à la même période de 2013. En 2014 le bilan définitif devrait stagner à 95 000 ventes, bien loin des 140 000 transactions annuelles produites par l’immobilier neuf sur les quinze dernières années.

Au vu de ce triste bilan, on peut penser que 2015 ne pourra être que meilleur. En effet, le marché immobilier du neuf pourrait notamment se relancer grâce au dispositif Pinel. Les investisseurs locatif devrait avec ce dispositif fiscal se ré intéresser au secteur du neuf. De plus, les prix relativement stable depuis quelques années déjà, ne devraient pas bouger.

La situation la plus probable pour 2015 est donc celle d’u redémarrage du marché neuf dans un contexte de stabilité des prix.

De plus, 2015 serait elle l’année de la primo accession dans le secteur des constructions de maisons ?

Depuis quelques années la construction de maison est une opération immobilière qui s’éloigne de plus en plus des primo accédants. En effet, le grignotage des aides financières, l’imposition de nouvelles normes thermiques toujours plus coûteuses, et surtout le prix des terrains très élevé, sont autant de facteurs qui favorisent la mise à l’écart de ce marché immobilier. De manière presque évidente, les principales victimes de cette conjoncture économique sont les jeunes familles, dont la représentation a diminué de moitié dans la clientèle des constructeurs. En 2014, les constructeurs enregistrent 95 000 ventes soit une baisse de 30 % par rapport à 2012.

En 2015, à l’instar des promoteurs, les constructeurs pourraient bien vivre une période de réelle reprise. En effet, la refonte du PTZ +, le maintien de l’Aide au Logement Accession, et des taux de crédit toujours bas devraient faire revenir les français sur ce marché ; 2015 pourrait être l’année de la primo accession.

Toutefois, le manque de confiance, le peu de stabilité économique et toujours la rareté des terrains pourraient être des facteurs limitatifs de cette reprise.

La situation la plus probable pour 2015 est donc celle d’une timide amélioration dans le secteur de la construction de maison.

Enfin, LE facteur qui aura nécessairement un impact sur tous les marchés de l’immobilier, qu’ils soient neufs ou anciens, n’est autre que le déterminant taux d’intérêt. La question est donc de savoir si l’attractivité des crédits immobiliers sera préservée en 2015 ?

En novembre 2014, le taux moyen toutes durées confondues est tombé au niveau record de 2,38 %, c’est une chute considérable de 0,70 % par rapport au mois de Janvier de la même année.

Les professionnels du financement immobiliers estiment que, pour le moment, il n’a y aucune raison qui justifierait une hausse des taux d’intérêt pour 2015.

En effet, tant que l’inflation restera cantonnée sous les 2 %, et tant que la reprise économique ne sera pas effective, la Banque Centrale Européenne conservera sa politique accommodante de taux bas. De plus, cette tendance devrait être consolidée par la vive concurrence à laquelle se livrent les banques.

La situation la plus probable pour 2015 est donc celle d’uns stabilité des taux d’intérêt à ce niveau très bas.