Le pouvoir de négociation des primo accèdants

vendremaisonDu fait de la crise économique persistante, les français restent frileux à l’investissement de manière générale et pas seulement en terme immobilier, c’est la peur du « coup dure » qu’il faut gérer rapidement.

Or malgré ce contexte de manque de confiance en l’avenir et de morosité générale ; les conditions d’emprunts immobiliers ont rarement été aussi favorables.

En effet, avec un taux à 2,32 % de moyenne en Décembre 2014 le coût du crédit immobilier bat un nouveau record d’attractivité.

C’est donc LE moment de se saisir du « courage de l’investissement immobilier »; entre nous, bien plus rentable que le Livret A avec ses 1 % de rentabilité.

On constate aujourd’hui une certaine inversion du rapport de force puisque ce sont désormais les banques qui « concèdent » et les emprunteurs qui « imposent ».

En effet, pour engendrer des marges, certes faibles du fait des taux d’emprunt à leurs désavantages ; les banques ont besoin de beaucoup de nouveaux clients. Pour attirer l’investisseur immobilier, et plus particulièrement le primo accédant, les banques soignent attentivement leurs conditions. La concurrence accentue encore ce phénomène, les banques se doivent donc d’être souples sur leurs conditions d’octroi de prêt. De manière assez paradoxale et surtout rare, on constate donc que le pouvoir de négociation est clairement en faveur de la personne en recherche de financement.

Pour la première fois depuis longtemps, ces conditions commencent, à profiter aux plus jeunes.

 En effet, les plus jeunes qui cherchent à acheter leur premier logement ont généralement un apport faible et doivent emprunter sur une longue durée.

Pour ce qui est de l’apport les banques contraintes d’être plus souples accordent un apport minimal de 10 % du montant total du financement voir même « concèdent » un simple apport des frais de notaires.

Pour ce qui est des prêts dits de « longue durée » supérieurs à 25 ans, ils se raréfiaient jusqu’à présent. Cette tendance commence à s’inverser, en effet, en cette fin d’année, les banques ont accepté d’accorder aux moins de 35 ans des prêts longue durée dans quasiment 25 % des demandes. Cette proportion n’était alors que de 20 % au début de l’année 2014.

Dès début 2015, le prêt à taux zéro revient dans l’immobilier ancien, ce qui constitue un vrai coup de pouce pour les ménages jeunes qui souhaitent accéder à la propriété.

Si les primo accédants ont été en 2014 de moins en moins nombreux sur le marché immobilier, leur situation devrait nettement s’arranger en 2015.