Est il facile de devenir propriétaire ?

concezzione ecologicaAlors que la conjoncture économique semble parfaite à l’achat d’un bien immobilier, avec la conjugaison de la baisse des prix et de la bassesse des taux de financement ; il subsiste une dernière interrogation : est il pour autant facile de devenir propriétaire ?

L’achat d’un premier bien immobilier est une étape de vie cruciale, qui peut souvent effrayer, il semble donc légitime de se demander si l’attractivité actuelle du marché est suffisante pour pousser les locataires à investir dans la propriété immobilière ?

Pas si sûr… en effet, malgré les conditions purement économiques et objectives du moment il semblerait que franchir le cap de la propriété soit une étape compliquée pour beaucoup de jeunes actifs.

Il est vrai que pour beaucoup, l’achat immobilier semble demeurer un idéal…inaccessible. Sans dire que les français sont pessimistes il faut tout de même soulever que leur confiance en l’avenir est limitée. Beaucoup se résignent à penser qu’avec un salaire de 1 000 euros il est impossible d’acheter un bien immobilier.

D’autres encore pensent qu’en France il existe un « éternel problème » : celui de la classe moyenne « trop riche pour avoir des aides, trop pauvre pour vivre comme un riche». Sans doute font-ils allusion aux différents «coups de pouce» dont peuvent bénéficier les primo accédants (prêt à taux zéro, prêt d’accession sociale…) qui, tous, sont soumis à des conditions de ressources.

Du fait de toutes ces idées préconçues, il reste que l’accession est perçue comme l’apanage des classes aisées. L’étude révèle qu’en moyenne  les français supposent qu’il faut « avoir au moins 5 000 euros par mois, pour devenir propriétaire ».

Malgré les conditions économiques purement objectives et favorables à la décision d’achat immobilier, il faut relever qu’un obstacle de taille s’oppose à cette réalisation : la frilosité des établissements financiers vis-à-vis des primo accédants.

En effet,  malgré l’attractivité actuelle des conditions de financement immobilier, les banques « ne prêtent pas facilement même avec deux contrats de travail à durée indéterminée et 2 300 euros de salaire ». En effet, sans un apport minimal de 15 000 ou 20 000 euros, l’accession à la propriété immobilière reste un doux rêve dans beaucoup de territoires français.

De même, le constat est sans appel, ceux qui ont pu devenir propriétaires ont dû consentir quelques concessions. Par exemple, acheter un appartement plutôt qu’une maison, dans ce cas les nouveaux propriétaires « paient le même prix qu’un loyer mais au moins, constituent un patrimoine ».

Ce raisonnement, l’idéal de la propriété immobilière, ne doit pas faire oublier qu’être propriétaire implique aussi des dépenses, que l’on ne connaissait pas en étant locataire : notamment le paiement de la taxe foncière ou des grosses réparations.

Enfin, pour beaucoup de ceux qui ont franchi le cap, accession rime avec rénovation. En effet, acheter un bien en mauvais état permet de bénéficier d’une décote sur le prix. Le plus souvent, pour limiter les frais, les travaux sont réalisés par l’acheteur lui-même.

Si certains acceptent d’hypothéquer leurs week-ends pour retaper leur maison ou leur appartement, d’autres en revanche, restent réfractaires à l’achat immobilier, et estiment « devoir réfléchir, surtout si l’on n’est pas certain de rester dans le logement jusqu’à la fin de l’emprunt ».

Il résulte de cette analyse que malgré les conditions objectives actuelles très favorables à l’accession immobilière, il reste beaucoup de freins subjectifs à chacun dans la réalisation de cet idéal.

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