Emprunter sur 30 ans : L’erreur à éviter

Evolution of credit rate ?Aujourd’hui, emprunter sur 30 ans, ou plus, serait une très mauvaise idée si on en croit les courtiers en financement immobilier.

Alors que la majorité des accédants optent pour des périodes de remboursement plus courtes qu’il y a encore peu de temps, profitant de la baisse des taux ; certains sont encore tentés d’allonger la durée de remboursement pour avoir un niveau de vie quotidien plus confortable.

Il est donc légitime de s’interroger sur la réelle efficacité de cette analyse ?

D’abord, il faut souligner que les professionnels du financement immobilier sont unanimes sur la question, ce qui est assez rare pour être relevé. Ils sont tous d’accord pour dire que financer son bien immobilier sur 30 ou plus, est aujourd’hui une bêtise. Cette unanimité intensifie donc le fait que l’emprunt sur 30 ans est actuellement une ineptie.

En effet, augmenter la durée de l’emprunt est une solution souvent choisie par les accédants pour gagner en pouvoir d’achat et diminuer leurs mensualités. Cependant, dans la conjoncture actuelle, avec des taux toujours au plus bas et un marché immobilier où les prix diminuent, souscrire un financement immobilier sur 30 ans ne représenterait plus aucun intérêt.

Au contraire, ce type de solution peut même s’avérer risqué, aussi bien pour la banque que pour l’acquéreur. Passer de 25 à 30 ans de crédit n’augmentera pas la capacité d’emprunt de l’acquéreur et ne fera pas non plus baisser ses mensualités ; cela peut même compliquer les choses en cas de revente précipitée.

Sur des longues durées de financement immobilier, les taux sont aujourd’hui bien moins favorables, il en résulte mécaniquement que les mensualités équivalentes à celles acquises sur 15 ou 20 ans.

Le recul des taux est aujourd’hui particulièrement marqué sur les périodes d’emprunts allant de 15 à 25 ans. Le crédit peut alors se faire à des taux compris entre 2,70 % et 3,20 % sur 25 ans. Seulement, dès que la barre des 30 ans est franchie, les taux grimpent entre 3,80 % et 4,30 %. Cela revient donc plus cher à l’emprunteur, et surtout pour aucun avantage supplémentaire.

De plus, emprunter sur 30 ans peut mettre en grande difficulté l’acquéreur dans le cas d’une revente contrainte. Un accident de la vie, comme un divorce, une mutation, un décès peut obliger l’accédant à revendre son bien avant la fin de son remboursement. Ainsi, si cela se produit dans un délai de moins de 5 ans après la souscription du prêt, le vendeur devra à sa banque plus d’argent qu’il ne pourra en rembourser.

 En effet, les premières années d’un prêt servent principalement à rembourser les intérêts, au détriment du capital. Pour exemple, si l’on emprunte à 4 % sur 30 ans, les mensualités sont composées à 70 % d’intérêts la première année du prêt. Il en résulte que l’amortissement du capital est très lent… Et si le prêt est accordé sans apport, il faut près de 5 ans pour amortir ne serait-ce que les frais de notaire et de garantie avant de commencer à rembourser la valeur du bien.

La flexibilité d’un emprunt sur 30 ans est donc de plus en plus limitée.

Le financement immobilier sur 30 ans est donc déconseillé par de nombreux courtiers, les prêts sur d’aussi longues durées sont d’ailleurs peu souscrits pour toutes ces mêmes raisons en ce moment.

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