Comparatif du pouvoir d’achat immobilier entre Paris et la Province

Shopping cart with house tagQue pourrez vous acquérir en province pour l’achat d’un studio à Paris ?

Pour comparer le pouvoir d’achat immobilier des français, il faut non seulement prendre en compte l’évolution des prix au mètre carré, mais également celle du  taux d’emprunt qui diffère aussi selon la ville.

La base de comparatif  est celle d’une mensualité de 1 000 euros sur un crédit de 20 ans. Il en ressort que le pouvoir d’achat immobilier des français révèle de grandes inégalités entre les régions.

En effet, pour l’équivalent du prix d’un studio de 22 mètres carré à Paris, il est possible d’acheter un appartement de 68 mètres carré à Lille, de 82 mètres carré à Strasbourg ou encore de 83 mètres carré à Marseille.

En conséquence, les Marseillais ont quatre fois plus de pouvoir d’achat immobilier que les Parisiens, puisqu’en disposant du même financement ils peuvent vivre dans quatre fois plus grand. Ce qui est relativement inquiétant c’est que pour cette année 2014, cet écart de pouvoir d’achat s’est encore conséquemment creusé, de quasiment 10 mètres carré entre Parisiens et Marseillais.

Selon le bilan posé par la Fnaim, en 2014 les prix de l’immobilier ancien sont en baisse de 1,7 % , le mètre carré s’est négocié en moyenne nationale à 2 450 euros ; c’est tout de même 3,8 % moins cher qu’en 2011.

En comparaison le mètre carré à Paris se négocie quant à lui autour des 8 450 euros.

En 2014 les transactions n’atteindront pas la barre de 750 000 ventes malgré l’exceptionnelle année en terme d’attractivité du coût du crédit immobilier. En effet, les taux d’emprunt sont historiquement bas, et tombent à 2,38 % de moyenne nationale. Les meilleurs dossiers arrivent même à obtenir un crédit sur 15 ans à 1,85 %, taux encore impensable il y a tout juste un an. L’ensemble des durées affichent désormais des taux inférieurs à 3 %, alors qu’il était relevé en Décembre 2013 des taux autour de 3 % uniquement pour les excellents dossiers.

La conséquence première de cette opportunité du marché immobilier est l’augmentation du pouvoir d’achat immobilier des français. Avec une mensualité identique à celle de 2013, les enveloppes financières accordées par les banques ont été plus importantes ; les français ont donc pu acheter de plus grandes surfaces.

Les acheteurs Marseillais sont les grands gagnants de cette opportunité de marché avec 11 mètres carré gagnés sur un an, soit une pièce supplémentaire. Juste derrière, les Nantais gagnent 8 mètres carré et les Toulousains 6.

Parmi les dix plus grandes villes françaises, ce sont les Bordelais qui bénéficient le moins de la conjoncture économique, ils ne gagnent qu’un seul « petit » mètre carré.

Sans surprise les Parisiens sont ceux qui doivent faire le plus de concessions. Certes ils gagnent 2 mètres carré comparé à 2013, lorsqu’ils deviennent propriétaires avec un emprunt d’une mensualité de 1 000 euros sur 20 ans. Toutefois, ils ne peuvent s’offrir qu’un studio de 23 mètres carré ; ce qui est deux fois moins grand que dans n’importe quelle autre ville française avec des moyens financiers similaires.