22 % du budget des ménages consacré au logement

HauskostenEn 2014, une famille moyenne consacre 22 % de son budget pour se loger.

En effet, si le prix de l’immobilier a doublé depuis les années 2000, le revenu moyen par ménage n’a quant à lui progressé que de 20 %.  La situation est donc plus difficile aujourd’hui qu’elle ne l’était de 1980 à 2010, lorsque les prix du mètre carré avaient également doublé mais que la différence avait été absorbée par des revenus moyens eux aussi multipliés par deux.

À cette époque les familles françaises ne consacraient « que » 17 % de leur budget pour le logement.

L’analyse révèle que ce sont les propriétaires occupants qui dépensent le plus pour leur logement, avec 11 744 € dépensé en moyenne par an. Les locataires suivent finalement de près avec 8 559 € de dépenses annuelles pour le logement.

Il est à noter que le secteur de dépense le plus important concerne les énergies, que l’on soit propriétaire ou locataire. Pour les propriétaires le budget moyen de l’énergie est de 2 243 € par an, contre 1 343 € pour les locataires.

On pourrait croire que ces différences tiennent à la moins bonne qualité des bâtiments du secteur locatif, pourtant la réponse est plutôt négative.

De manière générale, plus d’un quart du parc immobilier serait inconfortable. En effet, l’Agence Nationale pour l’Habitat (ANAH) détermine la notion d’inconfort en fonction de standards immobiliers. Il est aujourd’hui considéré qu’un logement ; sans douche ou baignoire, ou sans pièce réservée à la toilette est inconfortable. En 2010, en France, il est estimé à 900 000 le nombre de logement « inconfortables ». Cette part représente tout de même 3,3 % des résidences principales occupées par des propriétaires.

Le constat du parc immobilier vieillissant ne s’arrête pas là, puisque si l’analyse d’un logement « inconfortable » s’étend et implique dans son calcul tous les « défauts mineurs » tels, une chaudière non performante, une fenêtre en mauvais état, un toit mal isolé, une installation électrique non protégée  ou encore une fuite d’eau ; cela concernerait 13 % des résidences principales et 26 % du parc locatif privé. Seulement ce type de « défauts mineurs » n’attribue que la qualification de logement de « mauvaise qualité » et non pas de « logement inconfortable ».

Enfin, il est aussi relevé par cette analyse que le propriétaire est parfois bien plus en situation de précarité que le locataire. En effet, les emprunts immobiliers ne comprennent que très rarement le financement des travaux de rénovation, ces derniers sont donc toujours reportés à plus tard lorsque le ménage en aura les moyens. Or c’est un problème d’estimation du coût d’entretien du logement que pose cette réflexion. Pour exemple, le coût de chauffage d’un logement ancien mal isolé peut s’élever à plus de 2 000 € par an.

Il en résulte que si l’on ajoute à cela des aléas de la vie assumés par tous propriétaires et locataires confondus ; les propriétaires se retrouvent souvent en situation de précarité énergétique, incapables financièrement de faire face à leur inconfort.